La non-demande, une dynamique adolescente
Avec Xavier Giraut (SPP/SEPEA)
Le samedi 28 novembre 2026 à 14h
Programme :
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- 14h00-14h15 : Accueil par Marie-Thérèse Roure, Vice-présidente du Groupe Méditerranéen de la SPP
- 14h15-15h15 : Conférence de Xavier Giraut
- 15h15-16h00 : Discussion avec la salle
Comment penser et soutenir une demande de soins qui reste sur le seuil du cabinet de l’analyste, lorsque l’adolescent est amené par ses parents et qu’il « préférerait ne pas », à la manière de Bartleby (H. Melville) ? Cette conférence part de la formule oxymore de la non-demande pour la saisir comme une dynamique propre à l’adolescence, et non comme un simple obstacle au travail analytique. L’ambivalence y est partagée par tous les protagonistes, parents et analyste compris, et elle prend chez l’adolescent une tonalité narcissique et collusive (D. Meltzer), au moment où il doit renoncer à ses vœux œdipiens et négocier la poussée pulsionnelle (R. Cahn). Défaire l’enfance pour mieux se la réapproprier, devenir l’auteur de sa propre histoire (P.Aulagnier) : la non-demande dit aussi cette exigence d’auto-transformation, que l’adolescent entend mener sans les anciens. Deux situations cliniques l’illustrent. La première, une pré-adolescente transgressive qui subit la consultation, c’est un cadre à géométrie variable, associant les parents et la fratrie, qui a permis à la demande de se constituer au fil du conflit familial. Avec la seconde, un adolescent que des ruptures traumatiques précoces ont laissé seul face à sa survie, la thérapie se joue sur le mode du jeu, du secret et de l’autobiographie verrouillée, jusqu’à l’annonce d’un suicide daté, qui rend la position de l’analyste indécidable. Dans ces deux cas, les agirs, où le corps est au premier plan, obligent l’analyste à penser autrement : le travail consiste à offrir contenance, élaboration et créativité, « ni trop près, ni trop loin », pour accueillir une demande qui ne peut advenir qu’en passant par son refus.
Inscriptions :
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- Tarif normal : 10 euros
- Étudiants et chômeurs (sur justificatif) : 5 euros
- Membres du Groupe Med : gratuit
