Martine de Maximy – Dans la tête des juges. La part psychique du travail de justice

Une entrée dans l’univers de la justice, dans la psyché des juges, de manière intime. Comprendre la part psychique est un élément complexe et indispensable de l’acte de juger, un enjeu fondamental pour l’exercice de la justice et la démocratie.

Que se passe-t-il dans la tête des juges lorsqu’ils doivent prendre leurs décisions ? Peuvent-ils être impartiaux, neutres et indépendants, comme le veut la loi ? Sont-ils sensibles à leurs émotions, à la violence qui les entoure, aux pressions qu’ils subissent ?  Peuvent-ils repérer l’influence de leur propre subjectivité ? Doivent-ils s’en prémunir ou au contraire l’utiliser ?

« Pour répondre à ces questions, il fallait l’alliance d’une psychanalyste et de deux magistrates. Au fil des pages, on découvre les innombrables cas où la misère, les conflits familiaux, les troubles psychiques, les plaignants logorrhéiques et les parents épuisés… échouent dans leur bureau. Comment affronter le feu sans se brûler ? Comment trouver la bonne distance et métaboliser la violence par la parole ? Telle est la part du juge que nul avant ce livre n’avait approchée d’aussi près. » D.Salas.


Solidement étayé par les découvertes de la psychologie, cet ouvrage montre le magistrat au travail, dans son quotidien. À rebours des idées reçues, prendre en compte sa part psychique peut l’aider à assurer ses missions, à tenir le cap et à défendre l’État de droit en habitant les principes qui fondent une justice démocratique.

Autrices : Martine SANDOR-BUTHAUDLaurence BEGON-BORDREUIL, Martine DE MAXIMY

Éditions érès EAN : 9782749284408 Prix 28€

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  • […] J’ai connu Marta en Suisse, tandis que nous étions toutes deux dans les débuts de notre formation « psy » : en psychiatrie pour elle, en psychologie clinique pour moi. Nous avons suivi des enseignements communs – notamment celui, inoubliable, de Julian de Ajuriaguerra – et chacune de nous deux a glané des graines différentes de cet enseignement : tandis que je me suis centrée sur un travail de recherche en équipe pluridisciplinaire dirigée par lui, sur les troubles du langage chez l’enfant, Marta s’est immédiatement sentie attirée par le travail sur le corps et avec le corps en psychothérapie, à partir d’un autre intérêt de ce maître tellement créatif : les apports possibles à la psychanalyse, d’une technique de relaxation. (Moi, j’ai bien essayé, mais comme je m’endormais à chaque fois que je participais à une séance collective de relaxation de formation, j’ai très vite arrêté … J’en ai saisi la raison plus tard, dans mon analyse !)