21 novembre 2026   Journée de Lyon
Lieu : en  présentiel uniquement – GLPRA, 25 Rue Sala – 69002 Lyon

VOIR LE PROGRAMME

  MODALITÉS ET ARGUMENT DU SÉMINAIRE THÉORIQUE

Samedi 21 novembre 2026
9h30 – 12h30

     Limité à 40 places
Présentation théorique

Avec le participation de Florence Guignard en visioconférence.

La rencontre dans le soin, une expérience partagée

Toute rencontre est un lieu unique impliquant l’autre, révélant ainsi tout un potentiel d’ouverture et de transformation.

Dans ses effets premiers elle est un lieu de crise, répétant dans un contexte sociétal donné les modalités et les avatars du lien à l’objet primaire.

Dans la relation thérapeutique, le soignant se présente au patient en offrant son appareil psychique, issu de ce qui fait son identité même, autant de propositions d’introjection, de contenance et de transformation.

Mais cette promesse de changement contenue dans la rencontre est une entreprise risquée, et la réceptivité, la vulnérabilité particulière qu’elle exige suscitent de multiples défenses.

En effet, elle oblige le soignant à se mettre à l’écoute de son propre Infantile.

L’Infantile, tel que le conçoit Florence Guignard, est « Une structure de base, dépositaire et conteneur de nos pulsions. A la limite de l’inconscient et du préconscient, l’Infantile a une force pulsionnelle inouïe. »

Ce terme d’Infantile est particulièrement cher à F. Guignard.

Il est devenu « concept de 3ème type » au fil de son long travail de recherche.

Elle nous propose de l’approcher, non pour le définir une fois pour toutes, mais pour l’explorer, dans ses contenus, ses contours, ses effets sur la vie psychique du soignant.

C’est à cet endroit du passage du pulsionnel au psychique que se situent les zones d’émotion et de détresse les plus puissantes, points d’impact de la rencontre.

La reviviscence en soi de ces zones d’angoisse et d’excitabilité, en jouant sur le fil du potentiel de croissance et de rupture, est de nature à susciter le recours à ce que F. Guignard appelle une « Tache aveugle », défense destinée à évacuer l’insupportable d’un manque à représenter, à tolérer l’incertitude.

Le travail sur soi, l’activité de pensée en petit groupe, notamment en institution, sont alors les outils indispensables pour approcher et rendre tolérable les effets de la rencontre dans le soin.

Lieu paradoxal de symétrie et de dissymétrie, de similitude et d’étrangeté, de croissance et de rupture, la rencontre dans le soin est bien un lieu de partage d’expériences, passées et actuelles.

Ce sera le thème de notre journée de Lyon, où nous pourrons échanger sur ce concept de l’Infantile, en cherchant à le relier à notre expérience clinique, à ce que nous percevons des effets en nous de la pratique de notre profession, que Sigmund Freud qualifiait d’impossible.

Est-il entendable aujourd’hui que le soignant travaille à partir de sa propre fragilité d’être humain, à un moment où notre environnement nous encourage à l’illusoire protection de la mentalité de groupe ?

Tel est le défi que se donne l’objet de travail de cette journée.

——————————————————————————-

Après une courte présentation du texte et de ses thématiques principales, les inscrits interviennent sur les points théoriques qui les ont intéressés, interrogés ou ont fait écho à leur pratique. La discussion se fera tout au long de la matinée avec les apports de Florence Guignard et des analystes de la SEPEA-Rhône Alpes : F. Archirel, C. Bonnefoy, G. Bourdellon, K. Bournova, A. Brun, S. Brunaud, A. Carel, D. Carel, M. Demeure, C. Ibba, M. Lhopital, N. Louvet.

Séminaire théorique de 09h30 à 12h30

Textes

    • « L’infantile du soignant : de quoi rêver nos patients, envers et contre tout ». Intervention de Florence Guignard lors d’un colloque à Santé Mentale et Communautés de 2018.
    • Texte secondaire : « Permanence et transformations de l’Infantile au cours des âges de la vie ». Monographie de l’ASM 13. Octobre 2025.

OBJECTIFS DE LA PARTIE THÉORIQUE

1/ Être capable de définir et de s’approprier le concept « lInfantile » tel que lenvisage Florence Guignard dans sa conception théorique.

2/ Pouvoir donner des modèles de dispositifs permettant la réflexion institutionnelle pour soutenir les soignants dans la relation thérapeutique. En particulier lorsque celle-ci est empêchée, dans le cas où « une tache aveugle », par exemple, amène à craindre une rupture dans le lien.

  MODALITÉS DU SÉMINAIRE CLINIQUE

Samedi 21 novembre 2026 de 14h00 à 17h00

Deux séminaires cliniques en simultané au choix :

    • Atelier 1 – Présentation clinique selon la méthode en « tissage des pensées », animé par Claire Ibba et Sylvie Brunaud,
      présenté par Laure Crassard Chahboub. – Limité à 15 places 
    • Atelier 2 – Présentation classique, animé par Geneviève Bourdellon et Françoise Archirel, présenté par  Clémentine Barbelet. Limité à 25 place.

OBJECTIF DE LA PARTIE CLINIQUE

    • Développer la capacité d’approfondir en groupe des mouvements de pensées à partir d’émergences intuitives traduites initialement dans des sensations et émotions.
    • Pouvoir mettre sa subjectivité de soignant au service de l’écoute d’un récit clinique.

Tarifs & Inscription

Cet évènement ne nécessite pas d’entretien préalable avec un membre de la Sepea.
*J’ai déjà eu un entretien avec un membre de la Sepea…

UNE QUESTION ?

+33 (0)6 02 18 80 39
Prochaines Journées et Archives