


[…] J’ai connu Marta en Suisse, tandis que nous étions toutes deux dans les débuts de notre formation « psy » : en psychiatrie pour elle, en psychologie clinique pour moi. Nous avons suivi des enseignements communs – notamment celui, inoubliable, de Julian de Ajuriaguerra – et chacune de nous deux a glané des graines différentes de cet enseignement : tandis que je me suis centrée sur un travail de recherche en équipe pluridisciplinaire dirigée par lui, sur les troubles du langage chez l’enfant, Marta s’est immédiatement sentie attirée par le travail sur le corps et avec le corps en psychothérapie, à partir d’un autre intérêt de ce maître tellement créatif : les apports possibles à la psychanalyse, d’une technique de relaxation. (Moi, j’ai bien essayé, mais comme je m’endormais à chaque fois que je participais à une séance collective de relaxation de formation, j’ai très vite arrêté … J’en ai saisi la raison plus tard, dans mon analyse !)
Nouvelle proposition de loi mais toujours le même logiciel Association Convergence des Psychologues en Lutte 14 décembre 2025 Dans une dépêche de APMnews en date du 11 décembre 2025, nous apprenons que les sénateurs ont entièrement réécrit la proposition de loi 385 qui visait à inscrire les « centres experts » de la Fondation FondaMental dans le code de la santé publique. Dans notre dernier communiqué, en date du 7 décembre, nous critiquions vivement cetteproposition de loi et ses fondements relevant d’une idéologie scientiste et néolibérale.
AMENDEMENT 159 CONTRE L’APPROCHE PSYCHANALYTIQUE ET PROPOSITION DE LOI 2586 – CONTINUONS À REFUSER D’ÊTRE LE BOUC ÉMISSAIRE DE LA DÉGRADATION DU SOIN PSYCHIQUE Avec de nombreux collègues, nous avons été scandalisés par la légèreté et l’hostilité sans fard qui ont conduit à la rédaction du pénible amendement – aujourd’hui retiré- réglant son compte à la psychanalyse, dans l’urgence de trouver n’importe où, et par n’importe quel moyen des sources de réduction des dépenses de la Sécurité sociale. Bruno Falissard (*), psychiatre et scientifique dont le travail est reconnu dans la communauté du soin psychique, posait la question dans un communiqué récent : »Pourquoi ce besoin d’ériger un ennemi intérieur dans le champ de la santé mentale, comme si la difficulté du système se résumait à la présence de psychanalystes remboursés ? » . Peut-être pouvons-nous avancer des éléments de réponse ?
Des psychanalystes de toutes obédiences, dressent un état des lieux de ce que les psychanalystes apportent aux enfants et adolescents soignés en psychiatrie. Dès le début de son histoire, la pédopsychiatrie a partie liée avec la psychanalyse qui apporte sa contribution à la compréhension des symptômes,